Quand nos corps taris, trop vieilles fontaines,
Seront crépuscule annonçant la nuit,
Nous assoupirons l’ombre de nos peines,
Le regard aimé pour unique appui.
Un soir fait de paix et d’ombres lointaines,
Les rosiers en fleurs grimpant sur le puits
Empliront de calme et d’odeurs sereines
L’éther traversé par de vagues bruits.
La main dans la main, d’une ardeur ultime
Nous partagerons cet instant sublime
Enlaçant nos cœurs dans le demi-jour.
Nous nous éteindrons quand viendra la lune :
Nos âmes enfin n’en feront plus qu’une
Brûlant de tendresse et vibrant d’amour.
signé: Marc Tihon