Les curés ignorants, quand ils parlent des anges,
Les font asexués. Peut-on, en vérité
devant tant de beauté, de grâce sans mélange,
Douter un seul instant de leur féminité ?
Pour veiller sur mes nuits tout autant que mes jours,
J’ai mon ange gardien. Je lis dans son missel
Et parfois, de son aile, il me fait un séjour
Et m’emmène avec lui jusqu’à l’ultime ciel.
Notre prière est tendre et nos doigts qui s’unissent
Composent à l’amour une hymne à quatre mains.
Ses accords envoûtants caressent et frémissent,
Font trop vite passer du soir au lendemain.
signé : Marc Tihon