Dans l’alcôve alanguie où l’encens se consume
Sous les draps chiffonnés ta splendeur étalée
Offre à l’œil et la main collines et vallées
En courbes merveilleuses et délicieux volumes.Ta peau toute en frissons que le plaisir parfume
Est chemin de tendresse aux grisantes allées.
La pointe de tes seins sous la caresse huilée
Se durcit dans l’ardeur du désir qui s’allume.
Les feux se sont éteints dans la pièce assouvie
Où les heures ont passé consumant la chandelle,
De rire en feulements, de touchers en envies.
Il ne reste dans l’air que senteurs corporelles,
Sur le lit deux amants aux lèvres embrassées
Et les corps éreintés des amours enlacées.
signé : Marc Tihon